Les Nouvelles Sanglantes des 4èmes

Février 2018 : Les 4èmes nous font frémir !

 

Cette année encore, les élèves de 4ème ont pris la plume, au sein  des cours de français de Madame Péden.

 

Par petits groupes, ils ont uni leurs créativités respectives pour faire frissonner les futurs lecteurs de leurs nouvelles fantastiques.

Vous retrouverez très bientôt ici les trois nouvelles élues "meilleures nouvelles" par les trois classes participantes.

Madame Mekki, animatrice de l'Association Safran  les a guidés dans ce beau projet, proposé et soutenu par le Département du Morbihan.

 

En effet, au fil des heures, Mme Mekki leur a montré comment planter le décor, élaborer les personnages et utiliser un certain type d'actions dans leur nouvelle.

 

A l'issue de l'atelier, deux nouvelles ont été choisies par classe. Celles-ci ont respecté la charte rédactionnelle ainsi que les principes de la nouvelle, genre littéraire particulier.

 

Les élèves ont eu le plaisir de recevoir chacun un  livre dans lequel les nouvelles de chaque classe a été édité au mois de juin lors d'un événementiel.

De plus, cet atelier d'écriture est venu alimenter un projet plus large, élaboré  et mené au sein du collège en français et mathématiques autour d'un EPI (Enseignement Pratique Interdisciplinaire) : "La ville, lieu de tous les possibles".

 Un grand merci par ailleurs à  l’Association des parents d'élèves du collège qui nous a soutenus en prenant en charge le coût de cette intervention, comme elle l'avait gentiment fait l'an dernier, lors du projet sur l’œuvre 14-14 avec la venue de l'auteure Silène Edgar.

 Pour l’année scolaire 2016-2017, des élèves de 4ème ont pris la plume dans le cadre d'un atelier d'écriture autour du thème de "la nouvelle noire" au sein  des cours de français de Mesdames André et Péden .

 

Le boulanger sans âme

 

Sam était un boulanger. Il vivait seul avec son petit chat. Il n’avait jamais eu de femme avec qui partager sa vie.

J’étais dans mon lit. Il était 5h00 du matin. Ma boulangerie m’attendait. Je me préparais pour aller travailler. Mes premiers clients arrivaient à 7h30.

Quand j’ouvris la réserve de la boulangerie, il me manquait des sacs de farine. J’entendis la porte de derrière claquer. Et dans la salle d’à côté le parquet craquait. Dans le placard se trouvait une substance étrange. Et quand j’ouvris la porte de la réserve vers la caisse, le livreur était étendu dans une mare de sang, mort. Il avait de la farine plein la bouche. Je vis le camion du livreur partir sans conducteur. Je retournais dans la réserve, et là, tout était réapparu. Il me semblait pourtant qu’il n’y avait plus rien dans la réserve tout à l’heure. Le tintement de la cloche retentit mais personne ne rentra. Étais-je en train de rêver ? Quand je me retournais, le corps n’était plus là.

J’étais très angoissé. Avais-je perdu la tête ? J’appelai la police.

7h00 : au téléphone, la police ne me crut pas. Je leur dis de venir sur les lieux. Quand ils virent la substance étrange dans le placard, ils lancèrent une enquête. Cela faisait longtemps qu’ils étaient dans la réserve. Je rentrai alors, ils étaient tous morts.

Était-ce le fruit de mon imagination qui me faisait perdre la tête ? En face, sur le trottoir, une silhouette étrange et angoissante me fixait derrière la vitrine. Je restais l’observer. Qui était-ce ? Pourquoi me regardait-il ? Puis, je sortis pour l’attraper mais la police me mit en état d’arrestation et m’emmena en prison.

Dix ans plus tard, j’étais encore en prison. Les meurtres me suivirent. J’étais toujours accusé alors que ce n’était pas moi qui avais tué tous ces personnes innocentes. Je devenais fou et possédé. Un soir, je revis la silhouette que j’avais vue dix ans auparavant. Tout à coup, la silhouette me pénétra. Elle faisait ce qu’elle voulait de moi. Elle me fit sortir de la prison. Mais,  j’essayai de résister. Je pris alors la chaise du couloir et me mis à donner des coups dans le vide.  Sans le vouloir, je volai une voiture. Elle m’emmena dans le garage où tous les corps et le camion étaient cachés. La sirène de la police retentit. Tout devint flou…  

 

Valentin KIRION et Pol LE MOUELLIC (élèves de 4B)

Le Louveteau Sacré.

 

En 1175, à côté de la forêt d'Aokigahara, il y avait un petit village nommé Inunaki. Dans ce village vivait une fille de 16 ans, Okami,elle habitait avec ses parents qu'elle admirait beaucoup. Okami était une jeune fille très aventurière, courageuse et curieuse. Elle avait des marques rouges sur le visage et portait des habits en peau de loup.

 

Il y avait une tradition dans ce village, tous les ans, il fallait tué un loup pour le donné en offrande au dieu «Tsukinoyo» pour qu'il repousse le démon «Akuma shimada» de la forêt, des marques noires recouvraient son visage.

 

Par un beau matin, j'eus envie d'aller chasser, malgré la rosée encore fraîche :

- Papa, Maman je vais chasser !

- D’accord, mais soit prudente.

 

Je sortis avec mon arc, mes flèches et ma lance. Je me précipitais vers la forêt avec impatience. Je chassais pendant des heures, mais il n'y avait même pas un écureuil.

 

Quand tout à coup, j'entendis un bruit étrange dans un buisson derrière moi. Je brandis ma lance et me précipitais en hurlant vers celui-ci. Je traversai le buisson, et découvris un petit louveteau innocent. Je lui laissais la vie sauve et décidais même de le garder avec moi. Celui-ci pourrait peut-être être l'offrande que je donnerai au dieu Tsukinoyo.

 

Soudain la forêt faisait un bruit sombre et tétanisant. Je partis en courant avec mon louveteau dans mes bras. La forêt, avec ses racines, essayait de m’emprisonner. Je courrais aussi vite que je pouvais, mes efforts m’essoufflaient, me débattant avec les arbres et tenant aussi fort que je pouvais le louveteau dans mes bras. Finalement, je vis devant moi mon village et la lumière qui m'attirait, tandis que derrière moi, les ténèbres s'éloignaient. Je me précipitais dans mon village et tout s'est arrêté.

Tout était calme... Les gens me regardaient paniqués, mais je leur dis que tout allait bien et rentrais chez moi.

 

- «Enfin chez moi.» Me dis-je !

 

Je me précipite dans ma chambre pour cacher mon louveteau car je commençais à m'y attacher et ma mère m'appelle pour manger.

Le soir, dans mon lit, mon louveteau s’allongea près de moi. Nous étions à peine endormis que je me mis à rêver : Une voix dans mon sommeil me prévenait qu'un malheur arriverait sur ma famille si le louveteau n'était pas remit entre les mains du démon. Le louveteau devait rester prisonnier de celui-ci pour abuser de ses pouvoirs, car le louveteau était sacré.

 

Soudain, je me réveillai et compris quelle était ma mission : Aller dans la forêt pour tuer le démon et sauver le louveteau et ma famille menacée.

Je me mis en chemin. Akuma Shimada m'attendait déjà, un combat éreintant et sans précèdent nous accabla tout les deux. J'eus quand même le dernier mot grâce au pouvoir du louveteau, qui put me conférer une lance que j'envoyais en plein cœur du démon.

A cette instant, je sauvais le louveteau, ma famille et la forêt reprenait son havre de paix.

 

Reprenant mes esprits, je ne voyais plus le louveteau, avais-je vraiment combattu ce démon ?

 

Joachim Valot et Krier Kenan (élèves de 4A)